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L’audiodescription

Les missions du CSA garantissent l’accessibilité des programmes aux personnes aveugles ou malvoyantes.

En matière d’audiodescription, la mission du Conseil supérieur de l’audiovisuel découle de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, modifiée par la loi du 5 mars 2009 relative à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision : 5° ter de l’article 28 (services de télévision diffusés par voie hertzienne terrestre), le I de l’article 33-1 (autres services de télévision), article 53 (chaînes du service public).

Cette dernière fait obligation aux chaînes de télévision publiques et aux chaînes privées dont l’audience nationale dépasse 2,5% de l’audience totale des services de télévision, de prévoir dans leurs conventions des proportions de programmes accessibles aux personnes aveugles ou malvoyantes, en particulier aux heures de grande écoute.

Par ailleurs, au-delà des exigences légales, le CSA s’attache à une prise en compte toujours meilleure des besoins du public en matière d’accès aux programmes. C’est pourquoi il a conclu en 2008 une charte relative à la qualité de l’audiodescription.

Les principes de l’audiodescription

L’audiodescription aide à améliorer la compréhension d’un programme télévisé par les personnes aveugles ou malvoyantes. Dans ce but, les événements qui apparaissent à l’écran sont décrits, de manière claire et succincte, entre les dialogues ou les commentaires du programme. L’audiodescription fournit des explications, des descriptions des personnes, de leurs sentiments et des précisions sur l’action filmée.

Les programmes qui peuvent faire l’objet d’une audiodescription sont essentiellement les programmes de fiction comme les œuvres cinématographiques, audiovisuelles et les documentaires.

Savoir quels programmes proposent l’audiodescription

Pour connaître la disponibilité de l’audiodescription sur certaines chaînes gratuites de la TNT ainsi que pour les plages en clair de la chaîne payante Canal+, vous pourrez consulter les liens ci-dessous.

La réception peut dépendre de l’adaptateur ou du décodeur que vous utilisez. Les relevés ont été effectués en priorité pendant le créneau horaire 20h30 à 22h30, lors de la diffusion de films.

Distributeurs Satellite
Distributeurs câble
Distributeurs ADSL

Création d’un contenu d’audiodescription

Un long travail de préparation est nécessaire pour élaborer une audiodescription, ce qui rend impossible d’audio-décrire des programmes en direct. Chaque description doit se positionner dans les espaces disponibles, tout en conservant l’intégrité de l’œuvre.

Si la description s’insère dans des moments sans dialogue, afin de protéger ceux-ci, il ne faut pas pour autant attendre les seuls silences du programme, parfois peu nombreux. Ainsi par exemple, un fond musical peut présenter un volume sonore élevé, difficilement compatible avec la description de scène. Pour cette raison, un système utilisé au Royaume-Uni permet, grâce aux informations utilisées par le récepteur, de réduire le volume sonore du programme durant les passages de description pour faciliter son audibilité.

Une description exhaustive n’est pas la meilleure option, car elle peut noyer l’information utile dans une multitude de détails non pertinents. Sélectionner les éléments visuels à décrire est donc une tâche essentielle. Quand le descripteur dispose de suffisamment de temps, il peut décrire plus en détail l’action, l’atmosphère ou encore l’apparition de personnages.

Afin d’encadrer l’audiodescription, une charte a été mise au point par des professionnels, sous l’égide de la délégation interministérielle aux personnes handicapées. Cette charte, dont l’objectif est de constituer un cadre de référence pour les professionnels, avec des règles précises de qualité et de déontologie pour garantir un résultat qui satisfasse les créateurs et les utilisateurs, a été signée par le CSA en décembre 2008.

Diffusion de l’audiodescription en TNT

Sur la TNT, deux techniques de diffusion numérique de l’audiodescription existent :

technique dite « broadcaster-mix » : une piste audio supplémentaire pré-mixée contient à la fois la composante audio principale et la description de scène
technique dite « receiver-mix » : une piste audio supplémentaire ne contient que la description de scène qui sera mixée dans le récepteur avec la piste audio principale.

Audiodescription selon le mode « broadcaster-mix »

Cette technique met en œuvre un pré-mixage de la composante sonore principale du programme et de la description de scène au niveau du centre de diffusion ou au niveau de la tête de réseau de codage. En diffusion numérique, la composante audio pré-mixée selon cette technique est codée comme une composante sonore « classique ». Le mode « broadcaster-mix » nécessite en général un débit variant d’une centaine de kbit/s à 256 kbit/s selon le type de codage retenu (MPEG-1 Layer II, AC3, E_AC3, HE-AAC). Un tel débit en pré-mixage est nécessaire afin de garantir la clarté d’écoute de l’audiodescription.

Au niveau de la réception, le téléspectateur doit sélectionner la composante d’audiodescription pré-mixée plutôt que la composante sonore habituelle du programme. Dans ce cas, aucun équipement de décodage additionnel n’est nécessaire au niveau du récepteur TNT mais le téléspectateur ne peut toutefois pas ajuster le volume des passages de description de scène. Cette solution permet une compatibilité immédiate avec une grande partie du parc de récepteurs TNT actuellement déployés.

Audiodescription selon le mode « receiver-mix »

Dans le cadre de la technique « receiver-mix », seule la composante audio de description de scène est diffusée en complément de la composante audio principale à destination des récepteurs TNT correctement équipés. Un mixage entre la composante sonore principale du programme et la description de la scène est réalisé au niveau du récepteur – voire même déporté sur des casques ad hoc pour le seul profit des téléspectateurs aveugles ou malvoyants.

Cette technique, utilisée par exemple au Royaume-Uni sur la TNT, nécessite des fonctionnalités additionnelles dans le récepteur. Elle a été standardisée par l’ETSI (European Telecommunications Standards Institute) et est considérée comme une bonne approche, par l’Union Européenne de Radio-télévision (UER), pour acheminer un signal d’audiodescription. En effet, cette technique s’avère plus efficace en terme de débits et donc d’occupation de la ressource hertzienne.

Le profil de signalisation de la TNT établi par le Conseil supérieur de l’audiovisuel décrit avec précision les caractéristiques techniques de ces deux modes de diffusion de l’audiodescription. Ce document permet à l’ensemble des acteurs du secteur (éditeurs, diffuseurs et fabricants de récepteurs) de paramétrer leurs équipements afin que les signaux diffusés soient correctement interprétés par le parc de récepteurs déployés ou en vente.
Les programmes audio-décrits diffusés en 2017

Les programmes audio-décrits diffusés en 2017

Chaîne Obligation minimale en 2016 Programme diffusé (en nombre)
France Télévisions 1 000 programmes par an *1 708 programmes dont 725 inédits
TF1 100 programmes dont 55 inédits 203 programmes dont 69 inédits
Canal+ 100 programmes inédits 270 programmes dont 176 inédits
M6 100 programmes dont 55 inédits 790 programmes dont 147 inédits
C8 22 programmes inédits 23 programmes inédits
W9 22 programmes inédits 91 programmes dont 25 inédits
TMC 22 programmes inédits 29 programmes inédits
HD1 12 programmes inédits 30 programmes inédits
L’Equipe 12 programmes inédits 13 programmes inédits
6ter 12 programmes inédits 173 programmes dont 22 inédits
Numéro 23 12 programmes inédits 77 programmes dont 43 inédits
RMC Découverte 12 programmes inédits 37 programmes dont 17 inédits
Chérie 25 12 programmes inédits 21 programmes dont 13 inédits
LCI 1 programme inédit 220 programmes inédits

 

Source : Estimations fournies par les chaînes début 2018.

*Il convient de préciser que parmi les programmes rediffusés par France Télévisions (983), 707 ont été rediffusés une fois et 276 plusieurs fois.

Contrôle de la qualité de l’audiodescription

Publication d’une étude relative au contrôle du respect et de la qualité des obligations des chaînes en matière d’accessibilité des programmes, le 19 avril 2017

Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a été saisi par de nombreuses associations au sujet de l’absence ou de la mauvaise qualité de l’accessibilité des programmes ayant couvert ces événements. Le 26 novembre 2015, il a annoncé par un communiqué qu’il procèderait au cours de l’année 2016 à des opérations de contrôle de l’ensemble des obligations d’accessibilité audiovisuelle pour en vérifier le respect et la qualité. Il a également précisé que les résultats de cette étude seraient rendus publics et que, si des manquements étaient constatés, il ne manquerait pas d’intervenir auprès des chaînes concernées afin qu’ils ne se renouvellent pas. Cet engagement a été réitéré lors de la réunion de la Commission nationale culture et handicap (CNCH) du 27 janvier 2016. Les résultats de l’étude ont été publiés le 19 avril 2017, sur le site du CSA.

Cette étude se fondait sur trois modes de contrôle et d’analyse :

Une synthèse des 16 256 témoignages de téléspectateurs recueillis grâce à une application mobile, développée par la société Avametrie, s’agissant de la qualité du sous-titrage proposé par les quinze chaînes retenues par le CSA (TF1, les cinq chaînes du groupe France Télévisions, Canal+, M6, C8, W9, TMC et les chaînes d’information en continu : BFMTV, Cnews, LCI et franceinfo:), entre le 24 mai et le 30 novembre 2016
L’appréciation de la qualité du sous-titrage, de la LSF et de l’audiodescription proposés par ces quinze chaînes, sur la TNT, sur 47 extraits vidéos réalisés entre le 26 septembre et le 18 novembre 2016. La qualité a été appréciée au regard des chartes conclues par le CSA. Par ailleurs, il convient de préciser que les expertises ont été menées en binômes ; ainsi, un sous-titreur entendant et un correcteur sourd ont étudié la qualité du sous-titrage des extraits, un interprète entendant et un interprète sourd ont travaillé sur la qualité de la LSF et, enfin, un audiodescripteur voyant et un audiodescripteur non-voyant ont évalué la qualité de l’audiodescription
Un contrôle de la présence des flux de sous-titrage, de LSF et d’audiodescription sur quatre fournisseurs d’accès à internet (FAI) – Bouygues, Free, Orange et SFR – effectué par les services du CSA.

Elle a permis de dresser les cinq constats suivants :

la qualité du sous-titrage des programmes diffusés en différé est relativement bonne mais des difficultés persistent concernant le sous-titrage en direct
les programmes interprétés en LSF sont de qualité peu satisfaisante et diffusés en quantité encore trop faible ;
des efforts qui restent à fournir s’agissant de l’audiodescription ;
les programmes consacrés à l’actualité électorale rendus accessibles, l’ont été en très faible proportion (sous-titres et LSF) ;
la reprise des flux de sous-titrage et de LSF sur les fournisseurs d’accès à internet : Bouygues, Free, Orange et SFR, est relativement bonne.

A la suite de la publication de cette étude, le CSA a organisé, en juillet 2017, un cycle d’auditions consacré à l’accessibilité des programmes aux personnes aveugles ou malvoyantes en présence des auteurs, des chaînes de télévision, des associations et des laboratoires. Globalement, les représentants des associations et les auteurs ont pris conscience de la nécessité de redéfinir un cadre pour les nouveaux entrants dans le secteur de l’audiodescription mais également pour les chaînes qui ont besoin d’avoir un outil, reconnu par tous, leur permettant d’évaluer la qualité de l’audiodescription qu’elles proposent. Aussi, il a été convenu d’organiser, dans un premier temps, des réunions de travail entre les auteurs d’audiodescription (prestataires ou associations) dans les locaux du CSA : ces dernières auraient pour objectif que les différentes parties s’accordent sur la détermination de grands principes à suivre afin de s’assurer de la qualité de l’audiodescription. Dans un second temps, une fois ce document établi, présenter ces préconisations aux éditeurs et les sensibiliser sur le sujet.

Les premières réunions de travail entre les auteurs d’audiodescription ont eu lieu au cours du mois de juin 2018.

Distributeurs Satellite

Le tableau ci-dessous décrit la reprise de l’audiodescription sur les réseaux des distributeurs satellite.

AD_distr-sat

Distributeurs câble

Le tableau ci-dessous décrit la reprise de l’audiodescription sur les réseaux des distributeurs câble.

cable-AD

Distributeurs ADSL

Le tableau ci-dessous décrit la reprise de l’audiodescription sur les réseaux des distributeurs ADSL.

AD_distr-adsl

 

Source : https://www.csa.fr/Proteger/Garantie-des-droits-et-libertes/Les-droits-des-personnes-handicapees/L-audiodescription

Livres audio, podcasts… Les Français ont la tête dans le casque

Des classiques de la littérature aux créations originales, les histoires s’écoutent désormais autant qu’elles se lisent. Une nouvelle façon de s’immerger dans un récit, d’apprendre, de ressentir aussi.

C’est un rituel bien rodé qui commence avant même de fermer la porte d’entrée. Chaque matin, Carmelina Collado prépare sa dose littéraire. Démêler et brancher les écouteurs, vérifier où reprendre pour n’avoir qu’à appuyer sur le ­petit triangle « play », et plonger, en dévalant les escaliers, dans son livre audio. La voilà partie pour trente-cinq minutes d’immersion, le temps de trajet vers son bureau parisien, dans un roman en espagnol, un polar en anglais ou une saga en français. « Ma bulle de calme dans le tumulte du métro – qui ne m’empêche pas de m’excuser si je marche sur le pied du voisin. »

Déjà cinq ans que cela dure. Cette ­polyglotte, cadre dirigeante dans un grand groupe hôtelier, a attrapé le virus en vacances. La réverbération du soleil qui brouille la vue, les grains de sable dans les pages, le sac trop chargé pour accueillir un poids supplémentaire, autant de bonnes raisons qui lui ont fait tester « le livre qui parle ».

Résultat : « Les trois tomes de Millénium sur une plage brésilienne en trois semaines, s’amuse-t-elle. Je venais de découvrir la puissance de la voix pour entrer dans un récit, l’émotion de l’écoute. Depuis, je n’ai jamais plus arrêté. Au contraire, je complète à d’autres moments avec des podcasts. »

Génération Marlène Jobert

Relever la tête de l’écran pour se laisser bercer par des mots, écouter le récit d’un écrivain, les péripéties d’un aventurier ou la ­sagesse d’un moine bouddhiste… ils sont de plus en plus nombreux à ouvrir grand leurs oreilles. Et à faire le plein d’histoires en écoutant des livres mais aussi des podcasts ou « balados », comme les appellent les Québécois, ces programmes (issus d’émissions diffusées sur des antennes ou podcasts dits « natifs », des créations originales) que l’on peut télécharger gratuitement puis consommer à tout moment depuis son mobile ou sa tablette.

Le format a déjà sa vitrine, le Paris Podcast Festival, qui se déroulera du 19 au 21 octobre à la Gaîté-Lyrique. Quant au livre audio, il attend lui aussi son salon, prévu à l’été 2019.

 

Source : https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2018/10/12/livres-audio-podcasts-les-francais-ont-la-tete-dans-le-casque_5368587_4497916.html

Le livre audio, nouveau relais de croissance pour l’édition

Longtemps, les Français ont considéré le livre audio comme étant réservé aux non-voyants. Mais sur ce marché dominé par Hachette, de nouveaux acteurs comme la Fnac et Editis vont se lancer.

A l’instar des Etats-Unis, de l’Allemagne, de la Suède ou de la Grande-Bretagne, un soudain tropisme se fait jour pour le livre audio en France. De nouveaux acteurs (comme la Fnac ou Editis) s’apprêtent à se lancer sur un marché dominé par Hachette (Audiolib). Gallimard et Amazon (Audible) sont déjà bien implantés et tant Apple (iTunes) que Google (Google Play Livres Audio) essaient de s’y faire une place.

Une effervescence rare dans le domaine morose de l’édition – dont les ventes ont légèrement baissé de 1,2 % l’an dernier à 4 milliards d’euros, selon l’institut GFK – qui tient au fait que ce micromarché semble très porteur, grâce à l’engouement pour les téléchargements numériques. Au niveau mondial, l’association des éditeurs audio l’estime à 2,1 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros), en hausse de 18,2 % par rapport à 2016.

« Livres parlants »

Selon Valérie Lévy-Soussan, PDG d’Audiolib, « dans le numérique, le marché français connaît une croissance à deux chiffres. Nos volumes globaux ont progressé de 50 % entre 2014 et 2017, grâce aux téléchargements de livres, qui ont été multipliés par 2,8, tandis que les ventes de CD se maintiennent ».

Il est possible d’écouter « Du côté de chez Swann », de Proust, lu par André Dussollier, sur son vélo ou en faisant de la course à pied

Pendant longtemps, les Français ont considéré que ces livres étaient réservés aux non-voyants, ou à ceux qui n’aimaient pas ouvrir un ouvrage. Mais ces préjugés tendent à disparaître doucement, et le marché reste à conquérir. Le nombre de titres enregistrés augmente, ce qui permet d’écouter Du côté de chez Swann, de Marcel Proust, lu par André Dussollier (Audible), ou La Chambre claire, de Roland Barthes, récitée par Daniel Mesguich (Audiolib), tout en faisant du vélo, de la course à pied ou en restant calé dans un canapé.

Les Editions des femmes-Antoinette Fouque avaient lancé la première collection en France de « livres parlants » lus par des comédiennes, dès 1980, avant que les Editions Thélème ne s’y mettent et que Gallimard ne commercialise en 2005 sa collection « Ecoutez lire ». Trois ans plus tard, Hachette a racheté à France Loisirs une structure qui allait devenir Audiolib, encore codétenue à 40 % par Albin Michel.

« Nous travaillons avec tous les éditeurs », explique Valérie Lévy-Soussan, qui sort une centaine de nouveautés par an. En équilibrant ses choix entre les livres plus exigeants, les polars, le grand public. Pour ses 10 ans, Audiolib va enregistrer les trois volumes du Seigneur des anneaux, l’œuvre culte de J.R.R. Tolkien, lue par Thierry Janssen. « Si un livre est vendu en papier à 3 500 exemplaires, il le sera en audio à 35 » prévient la patronne, en regrettant qu’il existe encore un plafond de verre pour un livre audio, à 40 000 exemplaires.

Source  : https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/03/17/le-livre-audio-nouveau-relais-de-croissance-pour-l-edition_5272529_3234.html

La voix-off

Bandes-annonces, jeux télévisés, doublage : les chaînes ont recours à des spécialistes de la voix.

Les « voix-off », familières à l’oreille du téléspectateur très souvent sans qu’il ne connaissent leurs visages, interviennent à l’antenne pour lire un texte de publicité, de bande annonce, de traduction d’une langue étrangère par exemple. Dans le programme TVlab de France-4, Ophélie Doll détaille les qualités nécessaires pour être une voix-off, qui relèvent de talents et de techniques de comédien et avant tout une bonne diction.

Source : INA 2018

Voix-off et doublage, des métiers à part entière

Il y a trois ans, le 29 décembre 2012, s’éteignait Jean Topart à l’âge de 90 ans. Comédien de théâtre, acteur de cinéma et de télévision, il fut surtout une grande voix connue et reconnue de tous pour ses doublages de films ou de dessins animés. L’occasion pour Profession Spectacle de s’arrêter sur le métier si particulier de voix-off et de doubleur. Exemples en Bretagne.

 GROS PLAN SUR… VOIX-OFF-BRETAGNE.FR

Qu’est-ce que c’est ?

Créé il y a presque quatre ans, en 2012, le site voix-off-bretagne.fr est né à l’initiative d’Éric Bouillon. Vidéaste, cameraman et chef-opérateur du son avec sa boîte de production Webcome, ce Breton est revenu s’implanter dans sa région à Rennes, après des années de travail à Paris sur la réalisation de documentaires en France et à l’étranger. À la recherche de voix-off pour ses différents projets, il se rend vite compte de la difficulté à en trouver. « Ce n’est pas qu’il y avait un manque de voix mais elles étaient très dispersées, explique t-il. Un peu à Brest, un peu à Nantes ou à Rennes Certaines personnes avaient leur site internet personnel mais d’autres n’avaient aucune visibilité ». Il décide alors de créer une plate-forme unique pour recenser les profils, une sorte d’annuaire de la voix-off en Bretagne.

Le concept prend rapidement. « Il y a deux possibilités. Soit les voix-offs ont déjà une maquette. Ils me l’envoient, je l’écoute puis il y a une sélection par rapport à la qualité de la voix. Soit les voix-offs peuvent passer un casting au siège de la société à Rennes en utilisant notre cabine de speak ». Aujourd’hui, le site recense une cinquantaine de voix. Pour chaque profil, on a accès à trois enregistrements en écoute, ainsi qu’une photo, quelques lignes de biographies et les coordonnées de la personne. « L’idée était de faciliter les rencontres entre l’offre et la demande. Je ne suis qu’un passeur de plat. Il n’y a pas de commissions sur les éventuels contrats décrochés grâce au site » insiste Eric Bouillon. « C’est l’inscription qui est payante : 60 euros si la personne a déjà sa maquette ou 100 euros pour l’enregistrement des voix dans notre studio. A cela s’ajoute 15 euros par an pour la présence sur le site. Et les castings pour ceux qui veulent se tester eux sont gratuits ».

training intensif voix off

Qui sont ces voix ?

La très grande majorité des voix-off recensées sont déjà des professionnels appartenant au monde du spectacle vivant et de l’audiovisuel, qu’ils aient suivi ou non une formation. « À peu près 80 % de pros contre 20 % de monsieur et madame Tout le monde, précise Eric Bouillon. C’est un complément de travail intéressant. À Paris, certains comédiens peuvent vivre uniquement de cela. En région, c’est plus compliqué même si, en Bretagne, il y a un réseau bien développé ». Les contrats décrochés sont soit facturés en tant qu’auto-entrepreneur, soit payés en cachet intermittent. Sur le site, on trouve des voix en français mais aussi en anglais, en allemand et « on recherche des voix en breton, en espagnol et surtout en chinois, une langue de plus en plus demandée ». Avis aux amateurs.

Qu’est-ce qu’une bonne voix ?

« Il y a toutes sortes de voix. On a tous une identité vocale différente et on ne recherche pas la même chose pour un documentaire de télévision, un reportage radio, une bande-annonce ou pour une publicité, détaille Eric Bouillon. Chaque voix-off a sa ou ses spécialités. Il faut bien sûr un bon timbre et une bonne diction. Dès la première seconde, on sent si ça marche et s’il se passe quelque chose. On doit ressentir des émotions tout de suite, même dans les silences. La voix, c’est comme un piano à queue. Il ne faut pas être monocorde ! »

Exemple avec Lionel Monier, comédien professionnel

Basé dans le Morbihan, Lionel Monier est comédien de théâtre et de fiction depuis plus de vingt ans ; il trouve dans la voix-off et le doublage un parfait complément à ses activités : « Je fais en moyenne une à deux piges par mois sur des projets souvent très variés. J’ai fait de la narration pour un documentaire historique pour France 3, mais aussi des doublages de fictions, des films institutionnels et des films d’entreprises, énumère t-il. Plus étonnant et méconnu, il y a ce qu’on appelle le ‘‘e-learning’’, à savoir des cours à distance. J’enregistre des exercices éducatifs pour des applications sur Smartphones ».

Autre domaine : l’audio-description pour la télévision. C’est un engagement du CSA en faveur des personnes aveugles et malvoyantes. « C’est une demande qui se développe beaucoup en ce moment. Les chaînes de télévision ont énormément de besoins en voix pour leurs programmes, explique Lionel Monier qui, pour ses contrats, est « payé sous le régime de l’intermittence. Le montant d’une prestation varie selon la convention collective, que ce soit pour le cinéma ou télévision. Pour les autres demandes, je demande 200 euros brut la demi-journée ou 250 euros la journée ».

SE FORMER AUX METIERS DE VOIX-OFF ET DU DOUBLAGE

Il existe de nombreux organismes de formation à la voix-off et au doublage. Un coup d’œil sur internet suffit pour s’en apercevoir mais est-ce vraiment nécessaire ? Oui, si l’on en croit les principaux intéressés : les comédiens.

Lionel Monier nous le confirme : « Il y a plusieurs styles de formation, explique t-il. Il y a des formations généralistes qui vont permettre d’apprendre à enregistrer une publicité, des textes radio, à poser sa voix derrière le micro. Il y a également des formations plus spécifiques sur les techniques du doublage, de la voix-off ou même de l’audio-description qui est en plein essor. C’est un métier vraiment particulier, un métier à part entière. Une formation permet de s’entraîner, sans s’exposer ni se griller. Car une fois un contrat décroché, il faut être efficace immédiatement sous peine de ne jamais être rappelé ! »

Les formations sont souvent des sessions courtes et intenses (une à deux semaines), en petit groupe d’une dizaine maximum ; la plupart se font à Paris. Les prix sont variables et peuvent rebuter : entre 1000 et 3000 euros ! « Oui, il faut avouer que la formation a un coût élevé, reconnaît Lionel Monier, mais il y a des aides possibles, à commencer par l’AFDAS pour les intermittents par exemple, qui peuvent prendre en charge une bonne partie des frais ».

 

Source : http://www.profession-spectacle.com/voix-off-et-doublage-des-metiers-a-part-entiere/

Pourquoi fait-on appel à un comédien voix off ?

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Lorsque l’on souhaite un travail parfait, il faut avoir recours au bon prestataire. Le comédien voix off est spécialisé dans les enregistrements sonores. Dès lors que l’émotion ne passe pas par la gestuelle ou le visuel, il se concentre sur la diction, le timbre, le rythme et aussi les silences.

Qu’est-ce qu’une voix off ?

La réalisation d’une prestation sonore nécessite de faire appel à un professionnel. Le comédien voix off est un spécialiste de la diction, de la narration, du doublage et sait faire passer les émotions sans avoir besoin de faire de gestes. D’une part, il est important que l’enregistrement soit de bonne qualité. Cela implique que la prise de son soit effectuée avec du matériel de pointe, notamment les micros et l’acoustique de la pièce et que le technicien ait une parfaite connaissance des outils de mixage numérique.

Qui fait appel à ces comédiens et pour quelles prestations ?

Les professionnels de l’audiovisuel sont très sollicités par les sociétés de production. D’abord, le choix de la voix off est important pour la réalisation de reportages. Il faut que la voix soit douce et posée tout en ayant un certain dynamisme pour garder l’attention du public. L’on ne recherchera pas le même timbre de voix selon que l’on souhaite traiter un sujet d’actualité, un sujet d’histoire ou un sujet animalier par exemple. Pour les doublages de films ou de programme TV, ils sont formés à la synchronisation labiale pour donner un rendu très naturel entre l’image et la voix. Certaines voix off se spécialisent dans le doublage des jeux vidéo.

Les agences de communication et de publicité en ont besoin pour les films institutionnels et les annonces commerciales vidéo ou radio. Ici, le choix de la voix dépendra d’objectifs marketing à remplir en fonction de la cible visée. Là encore, le travail du comédien consistera à susciter de l’engagement. Enfin, de plus en plus de centres de formation ont besoin de ce type de prestation lorsqu’ils lancent des modules d’e-learning.

Source : https://www.lernvid.com/cinema/pourquoi-fait-on-appel-a-un-comedien-voix-off/